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mercredi 23 janvier 2008

The weird side of Sydney

Ca faisait un petit moment que ça me démangeait, alors vu le manque d’actu, j’en profite pour vous dévoiler quelques bizarreries australiennes.

Commençons par les caddies. Vous savez, ces chariots de supermarché. En France, pour les utiliser il faut mettre une pièce de 10 Francs (là, je parle de l’époque des dinosaures) ou de 1 Euro, ou encore un jeton spécial pour les pros (n’est-ce pas Maman ?). Vous faites vos courses et à la fin, pour récupérer votre pièce ou votre jeton, vous allez sagement ranger le dit chariot. Situation on ne peut plus banale et quotidienne.

Et bien Down Under, ce système ultra perfectionné n’a pas encore atteint les côtes. Pour utiliser un chariot, pas besoin de pièce ni de quoi que ce soit. On arrive au super, on prend son caddie, on fait ses courses et au mieux on abandonne le chariot dans un coin le shopping fini. Sinon, on peut aussi sortir le chariot hors du centre commercial, l’amener jusqu’à chez soi et le laisser n’importe où dans la rue. Ben oui. Voir des chariots laissés à l’abandon sur les trottoirs peut surprendre au début.

Mais le plus étonnant, c’est que la ville de Sydney (et partout ailleurs en Australie, je suppose) a mis en place un service de récupération des chariots, trolleys qu’on appelle ça ici. Donc si un trolley s’ennuie sur un trottoir en face de chez vous, vous appelez un numéro spécial et un bonhomme à gilet jaune fluo et camionnette vient le ramasser le soir venu. (Et mine de rien, ça crée des emplois ce truc!)

Vous ne me croyez pas ? La preuve en photo, avec collecteur de trolleys paparazzé depuis ma fenêtre.

Ensuite un truc qui étonnera n’importe qui qui n’est pas du coin. Les Alcohol Free Zone. Il s’agit d’une rue ou d’un ensemble de rues où durant un laps de temps donné, il vous sera interdit de boire ou de transporter de manière visible de l’alcool. D’après les autorités, ça servirait à réduire la délinquance et l’alcoolisme. Et la délation est fortement conseillée, puisque des panneaux somment tout citoyen responsable d’appeler le bureau local de la police si jamais il voit un dangereux criminel armé d’une bouteille de booze (gnôle en argot anglophone).

Bon le blème, c’est que comme dans tout système, il y a des failles. Et que si vous tenez absolument à vous soûler la tronche dans la rue, il suffit de téter sa bibine dans une rue adjacente pas concernée par cette prohibition. Un truc auquel apparemment seul un esprit français / européen corrompu par l’alcool pense, car quand tu fais remarquer l’astuce aux ‘locaux’, tu as toujours le droit à un ‘Ah bon, on n’y a jamais pensé’ étonné.

Si en France la toute nouvelle interdiction de fumer dans les cafés et lieux publics en fait râler certains, ici on pousse la lutte anti-tabac à l’extrême. Dans la banlieue cossue de Sydney par exemple, à Mosman (North Shore), il est carrément interdit de fumer dehors. Smoking ban, voici le doux nom du truc. Même principe que pour la Alcohol Free Zone, sauf qu’ici, ce sont les cigarettes, cigares et autres pipes qui sont concernés.

Bon allez, ce billet est déjà bien long, je m’arrête là. La semaine prochaine, du mardi au vendredi, je serai à Melbourne, donc pas de post d’ici là.

A bientôt les loulous.

dimanche 13 janvier 2008

Post en vrac

* Certains le savaient déjà, mais maintenant c’est officiel et confirmé : mon retour en France se fera le vendredi 4 juillet (d'où le petit compte à rebours plus bas sur la colonne de droite). J’ai été changer les dates à l’agence Qantas cette semaine.

* Il fait de nouveau hyper chaud en ce moment, et depuis que mon ventilateur a rendu l’âme, je tourne autour des 30° à l’intérieur.

* Du nouveau pour mon histoire de cafard. Le Pest control est passé cette semaine, et s'est déroulé le dialogue qui suit:
- Vous nous avez signalé un problème de cafard. Le cafard que vous avez tué, il était comment?
- Ben euh, gros et brun
- Brun-rouge et gros, à peu près comme ça (avec les doigts il me montre environ 4 cm)
- Oui oui, c'est ça.
- Bon alors c'est un cafard américain. C'est pas grave, juste un peu dégueu.
- Mais euh, zêtes sûr? Parce que j'en ai aussi vu dans la rue.
- Non pas grave. Et pis dans la rue, vous verrez des rats aussi, c'est rien, c'est normal.
- ...
- Le seul moment où il faut vous inquiéter, c'est quand les cafards sont petits et noirs. Là, c'est des Allemands, faut nous appeler tout de suite. Ca pululle ces machins là, et une fois qu'on en a, c'est foutu.

Donc je résume: les cafards énormes, c'est normal, les rats aussi, faut juste se méfier des Teutons. C'est bizarre que rien n'y fait mention dans les guides de voyage, non?

* Je profite des vacances pour lire beaucoup. Au menu : Le Vieil homme et la mer- Hemingway, Alice au pays des merveilles- Caroll, Gatsy le magnifique- Fitzgerald, De sang froid- Capote, L’île au trésor- Stevenson, Sur la route- Kerouac, etc… Le tout en anglais, of course !

*Du 29 janvier au 1er février, je serai à Melbourne. Une excursion pour voir, la Great Ocean Road, les 12 apostles et le London Bridge est prévue. Les photos à mon retour ;o)

En attendant un aperçu: The 12 apostles, sur la Great Ocean Road

vendredi 4 janvier 2008

Time goes by...

Pas grand chose à raconter pour le moment, mais étant donné que j'ai toujours le nez en l'air et la tête dans les nuages - et puis aussi un appareil photo prêt à dégainer - voici la dernière marotte du moment: un pilote d'avion qui s'amuse à écrire ça et là des mots dans le ciel. Ici vu de ma fenêtre.
Une nouvelle sorte de taggeur qui me plait bien!

vendredi 28 décembre 2007

J'ai le cafard...

Y a pas à dire, au fil des jours, j'apprend à connaitre de mieux en mieux ce pays et ses petites vicissitudes. Entre autre point, les cafards. Apparemment ici, ça ne fait ni chaud ni froid aux Australiens. Habitués qu'ils sont à voir ces sales bêtes se pointer en été.
Moi, en bonne Française, ces bestioles m'évoquent la saleté, la crasse, le dégoût. Et bien ici, l'Aussie est blasé. Il sait qu'été rime avec arrivée des cockroaches.
Depuis ce matin, j'en vois des gros qui volent et qui se cognent aux vitres et moustiquaires. En allant faire mes courses, j'en ai croisé trois - dont un que j'ai achevé à coup de tatane. J'ai même eu un envahisseur chez moi, tué par écrasement savatier à côté du canapé. Un 25 décembre, le jour de Noël... Y a mieux comme cadeau.
J'ai pris mes précautions : pièges et insecticide Mortein, journal coincé sous la porte et mouchoir pour comblé l'espace entre la fenêtre et la moustiquaire. Il n'empêche que je ne suis pas rassurée.
Mais apparemment, y a pas grand chose d'autre à faire. Garder un appart' propre, faire une réserve d'insecticide, faire gaffe à ne pas libérer les oeufs quand on les écrase et prier pour qu'il n'y en ait plus d'autres qui pénètrent chez soi.
Bref, le genre de petits détails dont on n'est pas forcément avertie avant d'arriver en Australie et qui font parfois regretter la France...
PS: pour le bien de tous, cet article ne comporte pas de photo. Merci.

jeudi 25 octobre 2007

Coming out


Bon, il faut de tout pour faire un monde et tolérance est un maitre-mot de nos jours. Alors je ne résiste pas à vous faire partager cette nouvelle aussi inédite qu'inattendue: Albus Dumbledore, illustre magicien et directeur de Poudlard, l'école d'Harry Potter... est gay.

Son coming-out a été révelé par J.K Rowling le 18 octobre dernier au cours d'une conférence de presse.

Ci-dessous la dépêche AP parue sur le site du Nouvel Obs, et le lien ici.


HARRY POTTER
J.K. Rowling révèle l'homosexualité de Dumbledore
NOUVELOBS.COM 22.10.2007 08:05
A l'occasion d'une tournée pour la sortie du dernier Harry Potter, la romancière a révélé l'homosexualité du grand magicien et directeur de l'école de sorcellerie Poudlard.
(AP)

J.K. Rowling a levé le voile vendredi 18 octobre sur une rumeur qui circulait parmi les fans de la série à succès Harry Potter : le grand magicien et directeur de l'école de sorcellerie Poudlard, Albus Dumbledore, est homosexuel.

L'annonce a été faite lors d'une apparition de la romancière britannique au Carnegie Hall, à New York, en présence d'une foule nombreuse. Et ce, dans le cadre d'une tournée aux Etats-Unis, "Open Book Tour".

Elle a lu quelques extraits du dernier volet de la saga, "Harry Potter et les reliques de la mort", puis a accepté de répondre aux questions de quelques personnes.

Un jeune fan lui a aussitôt demandé si le professeur Dumbledore trouverait "le grand amour". Ce à quoi l'auteur répondit que "Dumbledore est gay", provoquant l'étonnement des admirateurs, et des applaudissements.

"Grande tragédie"

J.K. Rowling a alors expliqué qu'Aldus Dumbledore était tombé amoureux de Gellert Grindelwald, qu'il avait battu longtemps auparavant lors d'une bataille entre bons et mauvais sorciers.

"L'amour peut rendre aveugle", a-t-elle expliqué au sujet des sentiments de son personnage ajoutant que ce dernier avait été "horriblement, terriblement déçu". L'amour d'Albus Dumbledore, a-t-elle observé, c'était sa "grande tragédie".

Les lecteurs d'Harry Potter spéculaient sur la sexualité du proviseur de Poudlard sur des sites de fan ou ailleurs sur Internet, notant qu'il n'entretenait aucune relation proche avec les femmes, et était porteur d'un passé trouble et mystérieux.

Tolérance

L'auteur a précisé considérer son travail comme un "plaidoyer en faveur de la tolérance" et a incité ses fans à "s'interroger sur l'autorité".

Tout le monde n'aime pas son travail, a relevé J.K. Rowling, en référence à des groupes chrétiens qui avaient qualifié les livres d'Harry Potter de "sorcellerie". La révélation sur Albus Dumbledore leur donnera une raison supplémentaire, a-t-elle conclu. (avec AP)

samedi 20 octobre 2007

Elle et son 'scoop'

Ce blog est en train de devenir tout et n'importe quoi, je le reconnais. Moi qui devais parler de l'Australie avec des étoiles dans les yeux, me retrouve à faire un article pour m'excuser de ce qui va suivre. Mais après tout, on peut le prendre comme une réaction d'une "expat" qui suit tant bien que mal l'actu de son pays d'origine.

Tout ça pour dire que quand sur Internet je découvre ça :



Et bien, ça me fait légèrement rigoler. Et je me dit: "chez Elle, ils ont absolument pas perdu le Nord!" La preuve, ce teasing de malade qu'ils nous font. Et vas-y que je fais tout pour accentuer mes ventes et mon 'scoop' en te donnant un bref aperçu d'une interview apparemment larmoyante, vas-y que je te colle le roman-photos Nicolas et Cécilia, et puisqu'on est à l'heure de l'Internet, faut surtout pas oublier le forum, interactivité oblige.

Question: les journalistes se doivent-ils vraiment d'exposer la vie privée des gens dans les moindres détails sous prétexte que ces mêmes gens sont des gouvernants? Ou n'est-ce qu'un juste retour des choses, comme me l'avait prédit une journaliste de l'AFP que j'avais interviewé à l'époque pour mon mémoire : "A trop vouloir mettre en scène son couple, Sarko, il va se le prendre en pleine tête!"

En tout cas, c'est fait. Info ou people, après c'est à chacun de décider.

Perso, je me tiens à l'écart et je me marre. (Et en plus ça rime!)

lundi 1 octobre 2007

Le mystère de la racaille kangourouesque (et quelques news aussi...)




Spéciale dédicace à A2.

Je comprends pas, mes kangourous, ils sont bien sagement en train de roupiller dans leur zoo. Mais bon, rien ne me dit que la nuit, ils ne viennent pas mettre le boxon en Loire-Atlantique. A qui peut-on encore se fier de nos jours, je vous le demande ?

L'extrait d'Ouest-France (24 sept.07):

Chasse aux kangourous échappés d'un enclos

Effrayés par un chien, une dizaine de wallabies se sont enfuis. 18 gendarmes ont été mobilisés, samedi après-midi, au nord de Nantes, pour les récupérer.

Un habitant de Thouaré-sur-Loire élève, « pour le plaisir », une vingtaine de wallabies (1) dans un enclos situé au lieu dit-dit le Jaunais, tout près de la nationale 23, Ancenis-Nantes. Samedi après-midi, onze de ces animaux, une espèce de petits kangourous, sont brusquement sortis de leur enclos grillagé pourtant haut de 1,50 mètre. Essentiellement des femelles et leurs petits qui se sont éparpillés dans la nature. Le propriétaire a aussitôt prévenu la gendarmerie, qui a mobilisé 18 hommes, aidés par des pompiers, pour récupérer les bêtes. Le risque était grand en effet que ces dernières se retrouvent en divagation sur un axe à grande circulation.
« Les animaux ont été effrayés par un chien de chasse errant qui tournait autour du parc derrière la maison, explique le propriétaire des wallabies. Ils ont sauté par dessus le grillage. C'est la première fois que cela se produit depuis que j'ai commencé cet élevage, voilà quinze ans... » A priori, ce n'est pas le premier conflit que le proprétaire rencontre avec des chasseurs de la région. « Ils ne respectent pas la limite des 200 mètres à proximité des maisons. J'ai déjà eu une femelle wallabie tuée, sans doute par une balle perdue, dans l'enclos... »
Hier en fin d'après-midi, tous les animaux, à l'exception d'un jeune, avaient regagné leur enclos. Mais l'éleveur se dit « écoeuré » par cette sordide aventure. N'étant autorisé par la loi qu'à conserver six bêtes maximum, il a décidé de faire abattre « le surplus » de son troupeau, en espèrant ne plus être inquiété.


Jocelyne RAT.

(1) Le wallaby se différencie du kangourou par sa taille, plus petite. Il est aussi plus trapu.


Bon sinon, rapidement quelques news. Je suis en vacances cette semaine (mid-semester break), il commence à faire super chaud (penser à l’achat d’un ventilateur, vite !) et je suis plongée dans mes recherches d’archives super folichonnes pour mon essay en journalism studies. C’est ça ou alors je me consacre à la recherche d’un remplaçant à mon cher vieux pantalon, mort au champ d’honneur.

A part ça, malheureusement pas grand chose d’autre à signaler pour l’instant…

jeudi 6 septembre 2007

En état de siège

Photo: Sydney Morning Herald



Après une conversation à ce sujet avec ma Môman, je me suis dit ‘tiens, et pourquoi pas en faire un billet après tout ?’. Parce que c’est vrai, en ce moment à part des photos de zanimaux, y a pas trop grand chose à se mettre sous l’œil ici. Et en plus là, je suis au cœur de la matrice… : l’APEC.

Késaco ? Pour les allergiques à l’économie, il s’agit de l’Asian Pacific Economic Co-operation. Une histoire de gros sous entre les deux côtés du Pacifique quoi : les Z’Américains, les pays asiatiques (Chine, Japon et quelques autres) et puis les Aussies, aussi (jeu de mot pourri je sais, mais pas pu m’en empêcher).

Donc l’Apec, vous avez sûrement dû en entendre parler un peu aux infos ces derniers temps.
Et bien ici, à Sydney, impossible d’ignorer ce que trament les grands de ce monde. Depuis samedi dernier, nous sommes carrément réduit à l’état de siège. Parfaitement, on nous annoncerait que l’Australie est en guerre et qu’il faut protéger la veuve et l’orphelin que ce serait pas différent. Je vous explique.

Depuis samedi dernier donc, les manœuvre policières et militaires, bref de sécurité, qui se tissaient dans l’ombre, se sont révélés au grand jour. Traduction : depuis près d’une semaine, lorsque l’on habite en centre-ville (comme moi), il n’est pas rare d’entendre à peu près quoi… toutes les minutes ? Le bruit des hélicoptères qui quadrillent la zone à la recherche de mouvement aérien et terrestre suspect. Hier, mercredi, on a même eu droit à toute la force militaire australienne. Et je peux vous dire que les Mirages locaux, ils sont très bruyants.

Ca, c’est pour les airs. Pour la terre, c’est pareil. Contrôles d’identité pour accéder aux ‘endroits stratégiques’ (c’est-à-dire l’Opera House, par ex.). Flics à la pelle, cops armés jusqu’aux dents à la louche, snipers à la pioche, militaires aussi… Tout ce beau petit monde sillonnent les rues de CBD et gardent les lieux de réunions où Bush, Howard (le Premier ministre aussie), Hu Jin Tao (président chinois) et quelques autres de leurs copains vont tailler le bout de gras ce week-end.

Ce matin, à la radio, on nous annonçait aussi que le Harbour Bridge était fermé. Et que donc tous les habitants de Sydney Nord devaient faire un immense détour et descendre jusqu’à l’aéroport pour pouvoir aller travailler dans le centre-ville.

Un autre exemple : certains animaux du zoo ont été déplacés dans des lieux plus agréables et plus facile d’accès pour les femmes de présidents.

Les Aussies, qui organisent là le plus grand événement international depuis les J.O. en 2000, ont tellement peur d’ éventuels attentats terroristes, qu’il paraitrait même que les ondes de téléphones portables ont été brouillées à certains endroits.

Bref, c’est simple, ils sont tellement sur les nerfs qu’ils ont donné congé vendredi à tous ceux qui travaillent dans CBD. Ben oui, demain, c’est férié. Il n’est pas rare d’ailleurs de trouver des posters dans les agences de voyage où l’on nous exhorte à profiter de ce long week-end et de quitter la ville.

Cela dit, tout le monde n’est pas de cet avis puisque de grosses manifs anti-Bush sont prévues ce week-end. Et je suis peut-être pas Madame Irma, mais avec les flics sous tension et les altermondialistes remontés, va y avoir de la castagne dans le coin. C’est moi qui vous le dit…
Edit: Petite anecdote météorologique: durant tout le sommet de l'APEC, il a plu comme vache qui pisse. Ajoutez du vent, du froid et personne dans les rues... Sydney, ville moche et fantôme durant toute la semaine. Mais comme par hasard, à peine doble you a t-il quitté le pays que le soleil et le beau temps sont revenus... Gniark gniark gniark!